Reportage
-
Rédacteur : Hervé Girette
Photographe :
sam, 06/03/2010 - 21:30Politique
mots: Caractères:
Faure Gnassingbé réélu Président du Togo
Les résultats non définitifs délivrés samedi soir par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), ne laissent planer aucun doute quant à l'issue du scrutin des élections à la présidence de la République du Togo : le sortant, Faure Gnassingbé, sera reconduit à son poste pour les cinq années à venir.
Il a en effet obtenu un peu plus de 60% des voix, contre environ 30% pour son principal rival, le candidat du Front Républicain pour l'Alternance et le Changement (FRAC), Jean-Pierre Fabre.
Ces deux candidats ont écrasé le scrutin, seul, parmi les cinq autres en lice, l'ancien Premier Ministre sous l'ancien régime du général Eyadema, Agboyibo Kodjo (Obuts), dépassant la barre des 2%.
Reste qu'à Lomé, Jean-Pierre Fabre devance largement le président sortant, avec 197 866 voix, contre 72 644. A Bassar, d'où est originaire Kofi Yamgnane, Faure Gnassingbé a recueilli 31 031 suffrages, et Jean-Pierre Fabre seulement 14 135. Ce dernier, en dehors de la capitale, n'a pris le meilleur sur le candidat-président qu'à Zio, Ave et Vo, dans la région des Lacs.
La participation la plus forte a été enregistrée à Doufelgou (86,52%), la plus faible dans l'Est mono (31,17%), la moyenne avoisinant les 60%.
Manifestants dispersés
Un verdict provisoire (les résultats de cinq préfectures, sur 35, n'étaient toujours pas parvenues au siège de la CENI, à 20h locale) qui n'a visiblement pas calmé la déception de Jean-Pierre Fabre, ce dernier ayant appelé à la révolte, certains de ses partisans manifestant leur mécontentement dès les premières heures de la soirée, dans les rues d'un quartier de Lomé.
Une source proche de l'opposition indiquait, en outre, que le Franco-Togolais Kofi Yamgnane, porte-parole du FRAC, et Dahuku Péré, président de l'Alliance, un des quatre partis de cette coalition, auraient été blessés devant l'ambassade des Etats-Unis, lors d'affrontements avec les forces de l'ordre. Une information impossible à vérifier. Et même qualifiée de fantaisiste par plusieurs témoins des troubles.
Par contre, nous avons l'assurance que place de l'Indépendance, quelque 200 manifestants se sont montrés agressifs envers la police. Leur nombre grossissant, celle-ci les a dispersés au bout de quarante-cinq minutes, en faisant usage de gaz lacrymogènes. A priori, la nuit ne s'annonçait pas si « chaude » que l'espéraient les ultras de l'UFC.
