Reportage
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Rédacteur : Hervé Girette
Photographe : Jean-Michel Roig
mer, 03/03/2010 - 03:42Politique
mots: Caractères:
Elections au Togo : forcément Faure ?

Faure Gnassingbé, 43 ans, fils du général Eyadéma, l'homme fort du Togo pendant trente-huit ans, ne devrait guère rencontrer de difficultés pour obtenir le droit, le 4 mars, de diriger le pays cinq ans de plus. D'abord, parce que de sa manche il a sorti de sérieux atouts, au cours d'une campagne s'étant achevée ce mardi à minuit : il est le plus jeune des sept candidats au fauteuil présidentiel, son bilan est insuffisant mais respectable, son discours, rassembleur à souhait, est le moins agressif de tous, son charisme est indiscutable, donc de nature à convaincre au-delà du seul RPT, un parti dont il a su habilement se démarquer, au point d'avoir évité d'apposer son sigle sur les affiches de propagande...
... Gilchrist Olympio, « Fogil » pour ses proches, président de l'Union des Forces du Changement, n'a adoubé que du bout des lèvres son « ami » Fabre, estimant que « depuis l'introduction du multipartisme, on passe son temps au Togo à créer des fronts (en l'occurrence, ici, le FRAC), des associations, des alliances ».
Avant d'asséner : « Franchement, je ne comprend pas ce que cela signifie »...
... Olympio considère Me Agboyibo, candidat du troisième parti du Togo, le CAR, comme « un homme politique de qualité, proche du peuple et ayant un fort potentiel »...
... Cette division, patente au sein de l'UFC, née de la précipitation avec laquelle Jean-Pierre Fabre a acté sa candidature, dès lors qu'Olympio n'était pas en mesure de présenter la sienne dans les temps impartis par la loi, en raison d'une chute malencontreuse à New York, n' est assurément pas de nature à troubler la sérénité dont se pare, depuis l'ouverture de la campagne, le président en place.
Le seul à tenir un authentique discours d'apaisement, avec... Olympio, ce dernier estimant que « lorsqu'on perd, ce n'est pas une occasion de partir à la violence »...
... Le peuple, dans sa grande majorité, ne veut plus de contestation des résultats dans la rue. Une contestation qu'il serait d'ailleurs difficile de cautionner, tant tout a été mis en oeuvre, via le déploiement de 9 000 observateurs, pour que le maximum de transparence soit observé, notamment lors du dépouillement et de la centralisation des résultats...
